mercredi 25 décembre 2013

Depuis qu’il n’y a plus de papillons sur terre il n’y a plus d’anges musiciens dans le ciel, Pierre Garnier, L’herbe qui tremble


Enfance-vieillesse-nature-livre-écriture.
Nous conseillons au lecteur de lire ce livre en perspective avec Merveilles. Les dessins et les mots de Merveilles s’incarnent, s’imagent ici en de somptueux poèmes. « Ce sont nouvelles de campagne » : les abeilles, blé et bleuet, pommier, papillon et huître métaphores du livre ouvert. « Les poèmes que j’apprends par cœur/sont des passerelles entre le monde et moi ». L’odeur des bords d’étangs, les poissons « ces petits sous-marins du ruisseau ». Les paroles de la « grand’mère », de l’enfant, du vieil homme : « il ne voyage plus mais les saisons le font aller ». Tout un jeu de correspondances et d’images : un livre d’école ouvert est terre et ciel, retourné il est le toit d’une église, le vélo est « un petit système solaire »…Une infusion d’évocations religieuses apporte noblesse et sagesse (P. Garnier habite un ancien presbytère) : la croix, la lumière, l’éphémère et l’éternel, l’hostie « ronde comme la source », l’arche romane, la pointe de la bougie image des mains jointes et du bûcher de Jeanne.

Pierre Garnier nous offre ici la lumière de la vie, son soleil intérieur, « l’eau claire » de ses poèmes. Accompagnement graphique d’Alain Dulac plein de caractère et de poésie. Lycée, adulte.


O. B.

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