vendredi 14 novembre 2014

La Femme d'en Haut, Claire Messud, Editions Gallimard



Le titre m'intriguait. La personnalité de Nora Eldridge m'a immédiatement séduite.
Les premières lignes du livre de l'auteure américaine Claire Messud annoncent une femme en colère. Un thème rare en littérature.
Je voulais connaître les motifs de la rage intérieure de la narratrice alors que justement Nora explique qu'elle est une Femme d'en Haut : très discrète, toujours souriante et aimable au point de devenir invisible dans le regard des autres.
Tout bascule, quand la famille Shahid s'installe à Appleton dans le Massachusetts où Nora enseigne. Sirena artiste plasticienne en voie d'être reconnue offre à Nora son amitié et lui propose de partager son atelier.
A 42 ans, Nora s'épanouit dans le sillage de Sirena et se reconstruit en partie en renouant avec ses activités artistiques qu'elle avait délaissées. Nora se livre entièrement et pleinement : elle donne son temps en gardant le petit garçon Reza pour qui elle a une tendresse d'une mère ; Nora aime d'un amour passionnel Sirena et son mari Skandar, sans garde-fous, au risque de fausser ses illusions.

J'ai beaucoup aimé ce roman psychologique qui dresse le portrait d'une femme vulnérable qui prend conscience que la colère mesurée peut aider à vivre et non à se détruire. Comme ce fut tristement le cas pour des figures littéraires ou artistiques mentionnées dans le livre (Alice Neel, Virginia Woolf, Edie Sediwick). Ce roman est aussi très intéressant car il parle de la création artistique, comment vient l'inspiration, et ne cache pas les vices du milieu de l'art aux apparences policées et feutrées.

Ces dernières années, j'ai souvent pensé à "The Ballad of Lucy Jordan", la chanson de Marianne Faithfull - At he age of thirty-seven, she realized she'd never ride through Paris in a sports car, with the warm wind in her hair...- »


Un grand coup de cœur !



Zakuro

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