samedi 28 mars 2015

Vivre vite, Philippe Besson, Editions Julliard



Tu es parti si vite, Jimmy Dean ! Sur une route de Californie le 30 septembre 1955.

A peine le temps de vivre ses 24 années et il rejoint déjà celle qui l'a porté et aimé ; dont la mort prématurée le laisse inconsolable, à 9 ans.
En seulement trois films (mais quels films !) , James Dean devient l'acteur fétiche de l'Actor's Studio. Il ne joue pas, il est son personnage. Rebelle, intrépide, il se  montre comme un gamin excessif qui  n'en fait qu'à sa tête  mais il  est aussi un jeune homme  sensible et vulnérable. La puissance de ce mélange ambigu attire à lui les hommes et les femmes comme autant d'ailes de papillons. James Dean crève l'écran avec son magnétisme. Il aime, il souffre jusqu'à l'ivresse  dans la vie comme dans les studios  mais il veux vivre à toute vitesse, en moto ou dans sa spencey, c'est sa liberté.

Philippe Besson lui rend ici  un bel hommage intime en forme de biographie romancée.Les chapitres qui donnent voix aux proches de James Dean et à ceux qui l'entourrent  professionnellement  sont extrêmements courts.  Mais la tonalité et la vigueur de leurs perceptions éclairent bien des aspects sur le mystère de cet acteur, devenu une légende.   J'ai aimé particulièrement les passages du photographe Dennis Stock qui a su voir la part  d'innocence et de provocation de James Dean.
Un livre souvenirs (il n'y a aucune photographie, les lignes sont très suggestives) de l'idole d'une jeunesse intemporelle.


Zakuro




 

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