mardi 10 juillet 2012

Le village de l’allemand, Boualem Sansal


Sacrée gageure de parler du problème des banlieues, du terrorisme du GIA en Algérie et de l’holocauste dans un même livre. Boualem Sansal l’a merveilleusement fait dans l’un des plus beaux romans de ces dernières années.
Rachel et Malrich deux jeunes franco-algériens, apprennent l’assassinat de leurs parents, par le GIA, là-bas dans leur village natal. L’aîné, Rachel, va surtout découvrir le passé trouble de leur père, ancien officier SS dans les camps de concentration. Sa vie va basculer. Leur vie à tous les deux deviendra alors une quête, essentielle pour leur survie, du pourquoi, du comment et du que nous reste-t-il.
La question posée à eux comme à nous est de savoir si l’on doit accepter l’héritage du passé et assumer la responsabilité puis la culpabilité des actes de nos anciens.
La justesse du ton et de l’écriture subliment le questionnement en le portant à un niveau de grandeur et d’intensité rarement égalé.

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