mardi 21 août 2012

Maquis, Alfons Cervera, La Fosse aux Ours


Maquis, de Alfons Cervera, traduit par Georges Tyras pour les très belles éditions La Fosse aux ours. C’est là le premier ouvrage de l'auteur traduit en français. A notre humble avis, magistral. Ci-dessous ce que l’on trouve généralement à lire à son propos. Ça nous semble très juste.

« Maquis fait partie d’un cycle qu’Alfons Cervera a consacré à la guerre et l’après-guerre civiles espagnoles, telles que les ont vécues les habitants de son village natal, situé dans une région de la Communauté valencienne qui, jusqu’au début des années 50, a été le théâtre d’une forte résistance armée au franquisme. Le roman s’attache à faire revivre les aléas de la vie quotidienne - rencontres, amours, naissances, morts, luttes, souffrances, solidarité, privations - qu’affrontent les habitants du village, silhouettes aussi fugitives qu’attachantes, dans un contexte marqué par la férocité de la répression franquiste. Il s’agit de retrouver la mémoire de faits qui jusqu’alors n’ont été racontés que dans la version unique et intéressée des vainqueurs de la guerre, autrement dit de représenter une réalité que le discours officiel masquait sous les voiles épais de la propagande. Exercice de récupération de la mémoire confisquée en même temps que variation formelle sur des modalités d’écriture aux frontières de l’oralité, susceptibles de rendre compte de la dimension collective de l’aventure, Maquis est un exemple magistral de la prose d’Alfons Cervera, dont l’écriture est considérée comme l’une des plus riches et inventives de l’Espagne d’aujourd’hui »

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