mardi 30 octobre 2012

Cet été-là, William Trevor


Rathmoye, petit bourg d’apparence paisible au milieu de la campagne irlandaise.
C’est là, que se rencontrent Florian Kilderry revenu au pays pour vendre la maison de ses parents défunts et Ellie Dillahan mariée à un éleveur de la contrée.
Un amour fulgurant et sincère pour Ellie, un plaisir fugace pour Florian « cet été là ».
Cette histoire peut sembler ordinaire si ce n’est qu’elle est racontée et écrite dans le style si particulier de William Trevor : une grande précision des mots sans fioriture de la vie au quotidien contraste avec le bouillonnement intérieur des pensées et émotions que l’auteur nous chuchote à l’oreille, à peine perceptibles.
Miss Connulty qui a connu par le passé un épisode douloureux est la voix-témoin qui alerte le lecteur sur le drame en construction.
J’ai beaucoup aimé la manière dont William Trevor aborde dans ce roman les différents angles du thème central de l’abandon. Les lieux perdus de la maison parentale de Shelhanagh et le pavillon du gardien de Lisquin « sanctuaire clandestin » des amants en sont par exemple des symboles évocateurs.
Un très beau roman tant dans la poésie extrême de la contemplation de la nature que dans la force silencieuse mais ravageuse de la passion humaine.

Zakuro

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