vendredi 7 juin 2013

Canicule, Baru, Vautrin, Casterman


Lors d’un été caniculaire, Jimmy Cobb, pourchassé par la gendarmerie, décide de cacher le butin du hold-up auquel il a participé, au beau milieu des champs, immenses et vides, de la Beauce, non loin d’une ferme isolée où il se réfugie à l’insu de ses propriétaires. Une planque idéale, pense-t-il, qui lui permettra de récupérer son magot dès que les forces de l’ordre lancées à sa poursuite auront abandonné leur traque. Une planque idéale… si ce n’est que le fils de cette exploitation agricole a tout vu, si ce n’est que la famille qui l’accueille sans le savoir est au bord de l’implosion. Jimmy Cobb pensait réussir, c’était sans compter sur cette petite ferme isolée au beau milieu de la Beauce qui écrasée par une chaleur caniculaire pourrait bien être une image de l’enfer sur terre à laquelle Jimmy Cobb souhaitait tant échapper.

En reprenant un roman de Jean Vautrin qui avait déjà donné lieu à une adaptation cinématographique d’Yves Boisset dans les années 80, Baru renoue avec l’une de ses meilleures facettes, dans une œuvre riche et cohérente : les tourments de ceux qui ne parviennent pas à se libérer.

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