jeudi 6 novembre 2014

La part des nuages, Thomas Vinau, Editions Alma


Après les pluies drues du printemps, Joseph et son fils Noé aiment observer le ciel et ses nuages. Le père et le fils enlacés l'un à l'autre s'amusent à deviner les contours et dessins que forment ces cotons blancs et moelleux dans la voûte céleste.
Quand Noé part en vacances chez sa mère, Joseph ne voit plus aucun signe dans les nuages, il ne voit que l'immensité du vide au dessus de lui. Où vont ses rêves ?
Pour les retrouver, Joseph n'a qu'une envie : se défaire de la gravité : "Vivre consisterait à s'évaporer".
Le père livré à sa solitude veut être comme le nuage, rincé de la pluie. Délester les obligations, stopper la folle course du temps et la cavale effrénée des jours.

Joseph déserte son travail, fugue de sa maison pour vivre dans la cabane nichée dans les arbres, oublie sa présence au monde "Le matin, quand chacun court et que le monde reprend sa ronde, ce qui est bien, c'est de se lever, de manger, et de se recoucher. Voilà le pouvoir absolu se dit Joseph en se glissant entre le matelas et la couette. Cette impression de tenir tête à la tempête".
Joseph vagabonde la nuit dans les rues sans se douter encore qu'il va puiser auprès des autres et de leurs histoires toute la matière et l'énergie à devenir un homme libre et vivant.

J'ai profondément aimé toutes les pages de "la part des nuages", de Thomas Vinau. Les phrases poétiques vrillent au coeur en nous invitant à lever les yeux, ne serait-ce qu'un instant, pour ne pas perdre tout ce qui nous relie à l'essentiel.



Zakuro


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