mercredi 11 février 2015

Azami, Aki Shimazaki, Leméac/Actes sud


A la manière de l'Hanafuda (Jeu des Fleurs) où un élément végétal symbolise un mois de l'année, Aki Shimazaki inscrit chaque opus de ses cycles romanesques dans la symbolique d'une fleur.
Avec Azami, nous sommes dans la symbolique de la sensualité et de l'amour. Azami, la fleur de chardon qui attise le désir par sa forme particulière et sa couleur violette mais freine aussi les élans par ses épines.

Je ne dévoilerai pas l'intrigue car j'ai envie de conserver aux personnages une présence énigmatique. Le hasard est-il vraiment le hasard ? Aki Shimazaki instille des indices, de troublantes coïncidences, une atmosphère mystérieuse autour de l'intimité d'un jeune couple trentenaire dans le Japon moderne.

La photographie à chaque fois très réussie de la couverture fait de chaque livre un très bel objet. Aki Shimazaki écrit directement en langue française dans un style fluide et élégant où les mots sont extrêmement suggestifs.
Azami est un (long) haïku profond qui charme et laisse l' agréable impatience de suivre les personnages dans le prochain opus.

J'ai adoré les pentalogies "Le poids des secrets" et "au coeur du Yamato". Alors vivement, vivement la suite d'Azami qui est le premier titre du nouveau cycle romanesque d'Aki Shimazaki.



Zakuro





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