dimanche 16 octobre 2016

Ma nuit entre tes cils, Grégory Cingal, Finitude

Ce livre est un joyau d'écriture littéraire avec des références au cinéma et à la chanson.
Je le perçois comme un livre d'heures d'autrefois.
Je le lis, je le pose, je le reprends  pour lire et relire les mots qui viennent.  Avec précaution et silence pour respecter la souffrance de cet homme qui écrit pour ne pas oublier la femme qu'il aimait.
Celle aux cheveux emmêlés comme des algues, il revoit son  sourire, réentend sa voix, sent  sa fragilité comme un écho à la sienne à prendre la vie comme elle vient.
Un moment  passé ensemble,  un regard pris à la dérobée, une expression du visage, et l'instant d'elle est posé sur le papier. Jamais avec lourdeur et apitoiement mais léger comme un baiser.


" Sa chemise oubliée, couleur de lait d'abricot, furieux j'y plonge ma tête, l'effluve sucré m'envahit tout entier, la nuit folle est là, à portée de lèvres, ébouriffée. Mes jambes se dérobent, je me raccroche à une marche, l'étoffe chagrineuse s'échappe le long de l'escalier, dessine sa silhouette repliée, narquoise, assoupie. Allons, courage garçon." (page 61).



Zakuro

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